Le CSTJ a choisi de miser sur l’écoresponsabilité pour le projet de modernisation et d’agrandissement du pavillon F. Grâce à des pratiques de gestion de projet innovantes, le Cégep démontre qu’il est possible de repenser les chantiers publics. Sous-utilisée au Québec, l’approche de déconstruction sélective préconisée par le Cégep a d’ailleurs attiré l’attention des médias. Deux segments ont été dédiés à ce sujet, soit une entrevue à l’émission Feu vert et un reportage diffusé au Téléjournal.

Cité comme un exemple à suivre dans le secteur public
L’intérêt médiatique s’explique par le côté inédit de cette approche dans le secteur public québécois. Le Cégep démontre qu’il est possible d’avoir une approche responsable dans le domaine de la construction. En effet, beaucoup de projets publics ont des visées écoresponsables. Toutefois, le fonctionnement de l’industrie complexifie l’application de cette volonté en gestes concrets. Pour arriver à changer les façons de faire des entrepreneurs, il faut préciser ses intentions dès les appels d’offres. C’est ce que le CSTJ a fait et les impacts positifs de la déconstruction démontrent déjà l’efficacité de la démarche. Anne Samson, conseillère au développement durable au Cégep, a joué un rôle clé dans ce changement de pratique.
Un engagement renouvelé à chacune des étapes
Questionnée lors de son passage à Feu vert, Mme Samson explique que l’engagement de la direction du Cégep est primordial. Dès les premières discussions, l’équipe du CSTJ s’est engagée à adopter la posture la plus verte possible. De plus, ce souhait s’est réitéré tout au long de la conception et des processus préparatoires. De cette réflexion écoresponsable sont nés des procédés qui ouvrent la voie à l’innovation, mais qui représentent aussi des défis logistiques et techniques. Malgré tout, la direction du CSTJ a suivi sa vision de faire autrement, tout en favorisant l’équilibre entre le budget, l’échéancier et l’environnement.
Place à l’audace et à l’innovation
C’est ainsi qu’au lieu de démolir l’ancien bâtiment, le Cégep a opté pour la déconstruction et le réemploi des matériaux. Cette procédure a pris plus de temps qu’une démolition traditionnelle, ce qui augmente les coûts de main-d’œuvre du projet. En contrepartie, elle a permis de détourner plus de 18 tonnes de matériaux des sites d’enfouissement. Cela représente non seulement un geste environnemental concret, mais permet aussi d’économiser des milliers de dollars en frais d’enfouissement.
Ce projet démontre qu’il est possible de faire de l’écoresponsabilité bien plus qu’une bonne intention. Ainsi, en repensant les pratiques établies, le CSTJ ouvre la voie à une nouvelle façon de penser les chantiers publics. Espérons que l’initiative inspire d’autres organisations à emboîter le pas.
Visionnez le reportage de la journaliste Marie-Claude Morin diffusé au Téléjournal
Écoutez l’entrevue à Feu vert, animée par Catherine Perrin.