Le réalisateur Bernard Émond visite les étudiants de cinéma

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nouvelle_cstj_2013_cinéma_Bernard_ÉmondVendredi dernier, dans le cadre de la tournée des Rendez-vous du Cinéma Québécois, les étudiants du profil Cinéma ont eu la chance de recevoir la visite du réalisateur Bernard Émond (La Neuvaine). Cet atelier de scénarisation a été suivi, en après-midi, par la projection du film de Julien Fréchette (Le prix des mots), en présence du réalisateur.

Organisées avec la collaboration de Cinéma Québec, ces activités ont permis à nos apprentis cinéastes de prendre contact avec des artisans accomplis du 7e art. Une rencontre qui a porté ses fruits, à en juger par l’écoute attentive que l’auditoire portait aux conférenciers et au gain collectif en motivation qui était palpable en fin de rencontre!

En savoir plus sur Bernard Émond
Bernard Émond est né à Montréal en 1951. Anthropologue de formation, il a vécu quelques années dans le Grand Nord canadien, où il a travaillé à la télévision inuit. Documentariste à ses débuts, il est arrivé à la fiction avec un long métrage d’une âpre beauté, La femme qui boit. Invité à participer à la Semaine internationale de la critique au Festival de Cannes en 2001, le film a soulevé l’enthousiasme de la critique au Québec et a fait remporter plusieurs prix à son interprète principale, Élise Guilbault. Le second long métrage de ce réalisateur, 20h17 rue Darling, a lui aussi été sélectionné à la Semaine internationale de la critique, et a valu à Luc Picard le prix de la meilleure interprétation au festival du film francophone de Namur. En 2005, Bernard Émond a retrouvé Élise Guilbault pour son film La Neuvaine, récipiendaire du prix du meilleur long métrage québécois pour l’année 2005, selon l’Association québécoise des critiques de cinéma. En outre, ce film a également remporté trois prix au prestigieux festival de Locarno, dont le prix oecuménique, et a été sélectionné dans une trentaine de festivals internationaux.

Toutes les oeuvres de Bernard Émond sont habitées par ses thèmes de prédilection : la dignité, la fragilité humaine et la perte des repères culturels. Il a réalisé le documentaire Le temps et le lieu (2000), portant sur la disparition de la culture paysanne traditionnelle québécoise, de même que L’épreuve du feu (1997), qui traite de la douleur des sinistrés qui ont tout perdu dans un incendie, gagnant du prix du meilleur moyen métrage documentaire de l’Association québécoise des critiques de cinéma. Dans La terre des autres (1995), Bernard Émond a établi un parallèle entre la situation des Palestiniens et celle des autochtones canadiens. Il a également réalisé L’instant et la patience (1994), tourné dans le foyer de personnes âgées où sa mère est décédée, et Ceux qui ont le pas léger meurent sans laisser de traces (1992), un hommage à un inconnu mort dans un quartier ouvrier de Montréal, film qui a reçu le prix André-Leroux du meilleur moyen métrage.

En 2005, la Cinémathèque québécoise présentait une rétrospective de son oeuvre. À l’automne 2006, Bernard Émond tournait Contre toute espérance, deuxième volet d’une trilogie sur les trois vertus théologales commencée avec La Neuvaine.