Un investissement majeur pour le Centre de développement des composites du Québec

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(Photo : CSTJ – Service des communications)

Le Centre de développement des composites du Québec (CDCQ) du Cégep de Saint-Jérôme est fier d’annoncer qu’il a fait l’acquisition d’équipements d’avant-garde pour aider les entreprises du secteur des matériaux composites à trouver de nouvelles techniques de production leur permettant d’être plus concurrentielles sur le marché. 

Les appareils, d’une valeur totale de 1 631 000 $, ont été acquis grâce à une contribution de 1 304 800 $ de Développement économique Canada pour les régions du Québec (DEC) et aux revenus d’opérations du CDCQ.

Pour le gouvernement du Canada, ce projet est un exemple probant de son engagement à l’égard de tous ceux qui s’activent, par leurs activités de recherche et de développement, à faire évoluer leur milieu et à créer une richesse économique importante.

« Le gouvernement du Canada mise beaucoup sur l’innovation comme vecteur de croissance économique, et dans cette optique, nous soutenons la recherche scientifique et le transfert de technologies. À titre de ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, je suis fier de voir se réaliser ce projet du Centre de développement des composites du Québec. »

  • L’honorable Navdeep Bain, ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique et ministre responsable de DEC

« Saint-Jérôme a développé une expertise unique en matière de recherche et de développement sur les matériaux composites et je m’en réjouis, tout comme je suis très fier de l’importance qu’accorde le gouvernement du Canada à l’innovation et au développement de technologies de pointe. »

  • Stéphane Lauzon, député d’Argenteuil–La Petite-Nation et secrétaire parlementaire de la ministre des Sports et des Personnes handicapées

Depuis leur introduction dans les années 1960, les composites permettent de fabriquer des pièces beaucoup plus performantes pour différentes industries, dont l’aéronautique. Par exemple, les composites en fibres de carbone à haute résistance permettent d’obtenir des pièces 30 à 40 % plus légères que leurs prédécesseurs métalliques, un aspect non négligeable dans la lutte contre les changements climatiques, particulièrement dans le domaine des transports. 

L’investissement annoncé aujourd’hui a permis au CDCQ d’enrichir son parc d’équipements à travers l’achat d’une dizaine d’appareils de pointe pour la mise en forme de composites avancés qui appuieront le développement durable du secteur des matériaux composites.

Ces équipements sont regroupés en quatre catégories :

  1. La fabrication additive de matrices et de moules pour les composites.
  2. La mise en forme de composites thermoplastiques à fibre longue.
  3. Le recyclage des fibres de carbone.
  4. L‘équipement de laboratoire pour la caractérisation et la qualification de ces nouveaux matériaux.

Les enjeux de développement durable ainsi que la réduction de l’empreinte environnementale et des gaz à effet de serre (GES) poussent les entreprises à développer des technologies et des matériaux qui allègent les pièces du secteur des transports et qui sont recyclables à la fin de leur vie utile. C’est pour répondre à ces objectifs que le CDCQ s’est procuré une imprimante 3D Fortus 900mc qui permet la fabrication, notamment, de moules prototypes résistants à des températures allant jusqu’à 450°F, un avantage important pour accélérer le développement et la mise en marché de nouveaux produits.

Pour la réalisation de projets de recherche et d’adaptation technologiques, le CDCQ s’est également doté d’appareils de mise en forme pour les composites thermoplastiques liquides recyclables en fin de vie, d’une machine à mesurer tridimensionnelle et d’une fraiseuse 5 axes pour la fabrication de moules métalliques dédiés aux projets de recherche appliquée et d’adaptation technologique. 

Afin d’appuyer le développement durable du secteur des matériaux composites, un réacteur de pyrolyse a été acquis pour recycler les renforts, dont la fibre de carbone et les résines des pièces, à la fin de leur vie utile. Ceci donnera aux PME l’accès à des matériaux nobles, tout en réduisant les quantités de rejets à l’enfouissement.

Enfin, on pourra maintenant compter sur de nouveaux équipements pour tester ces matériaux au Laboratoire de caractérisation, soit un rhéomètre et une chambre environnementale à température et à humidité contrôlées pour son appareil de traction Instron de 250 kN.

La directrice du CDCQ, Janic Lauzon n’est pas peu fière de ces nouvelles acquisitions.

« La mission du CDCQ est de contribuer au développement des entreprises en composites et de créer un effet de levier pour améliorer le savoir-faire et la compétitivité de tous les acteurs du secteur des composites au Canada.  Ces nouveaux équipements couplés à notre expertise en la matière nous permettront d’aller encore plus loin dans notre offre de services aux entreprises. »

Pour sa part, la directrice générale du Cégep de Saint-Jérôme, Nadine Le Gal, a tenu à saluer la contribution du CDCQ dans son milieu. 

« Saint-Jérôme est un centre névralgique pour les matériaux composites. La solide expertise développée par le CDCQ profite au développement économique des entreprises locales et québécoises en composites et elle enrichit grandement notre formation », a-t-elle souligné.   

Rappelons que le Cégep de Saint-Jérôme est le seul cégep au Québec à offrir le programme collégial de Techniques de transformation des matériaux composites et que le Service de la Formation continue offre également une attestation d’études collégiales dans ce domaine prometteur.   

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » Cette phrase célèbre du chimiste Lavoisier est valable pour l’énergie, mais c’est aussi le leitmotiv de tous ceux et celles qui s’activent à revoir les processus dans une perspective de développement durable.  L’industrie des matériaux a la conscience verte et le CDCQ adhère depuis fort longtemps à cette pratique en mettant à profit son génie pour l’environnement.